02.10.2008

Le Pape sermonne les évêques de France

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L'Eglise catholique va à un rythme lent. Les discours y sont rarement de circonstance. Il faut rappeler tout d'abord que le projet initial du voyage de Benoit XVI en France ne comportait pas d'étape à Paris, ni de rencontre avec le chef de l'Etat. Le pélerinage à Lourdes pour le 150ème anniversaire des "apparitions" et la rencontre avec l'ensemble des évêques français (ce qu'on appelle : la Conférence épiscopale) étaient l'objectif fondamental du pape. Les medias se sont focalisés sur la question de la laïcité et sur la réception à l'Elysée. Mais le discours pontifical prononcé à Lourdes, le 14 septembre 2008 devant l'assemblée des évêques de France,  est peut-être encore plus important dans l'esprit du pape. Il a été moins commenté. Et pourtant ....le Figaro n'a pas eu tort de titrer "les leçons du Pape aux évêques".

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12.09.2008

Sarko à Orly pour Benoît XVI : la gourmandise est un vilain défaut !

C'est comme ça ! Il ne peut pas s'empêcher d'en faire trop, Sarko. C'est un gamin capricieux et gourmand que notre président. Il sera donc à Orly tout à l'heure pour accueillir le pape. Rien ne l'y oblige. Le protocole habituel indique même le contraire : c'est au Premier ministre qu'il revient d'habitude d'aller accueillir à l'aéroport, le Président accueille à l'Elysée. Se déplacer à l'aéroport avec son épouse  est donc une marque supplémentaire d'honneur que Nicolas Sarkosy offre à son invité. Un symbole de plus; et la politique est faite avant tout de symboles. Les observateurs du Vatican ne s'y trompent pas. Ainsi le père Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, dont les propos sont rapportés par l'agence d'information catholique Zenit :

Le père Lombardi précise que le président Sarkozy sera à l'aéroport pour recevoir le pape. Un fait inhabituel, a-t-il souligné, sachant que le protocole veut en général qu'un chef de l'Etat soit accueilli par le premier ministre et que le président l'attende dans sa résidence officielle, à l'Elysée, pour la cérémonie d'accueil. Le porte-parole du Saint-Siège affirme que cet accueil aura un caractère privé, autrement dit aucun discours ne sera prononcé. Peu après aura lieu la cérémonie officielle de bienvenue à l'Elysée, précédée d'une rencontre privée entre l'évêque de Rome et le président français.

La même agence en ligne Zenit indique que dans cette phase officielle de la visite, à l'Elysée, le pape va sans doute s'exprimer sur la question de la laïcité en France, et de titrer  : "les paroles du pape sur la laïcité sont très attendues".

Selon le père Lombardi, le pape pourrait évoquer le discours prononcé par le président Nicolas Sarkozy le 20 décembre dernier, en la Basilique Saint-Jean-de-Latran, et dans lequel ce dernier parlait de « laïcité positive ».« La laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes », avait affirmé le président français à cette occasion.

Comme le disait un correspondant de Radio France à Rome : le Vatican a reçu 5 sur 5 le discours du Latran prononcé par le président français, mais depuis il attend les résultats et n'a rien vu venir.

Sarko en rajoute donc une louche : histoire de bien faire voir qu'il veut être présent sur le dossier. Les religions, c'est important pour lui dans son action. Bien évidemment, il est normal que le Président reçoive le Pape, principal responsable de l'Eglise catholique. Ne nous abritons derrière l'argument spécieux du statut de chef d'Etat du Pape ; même si le Pape n'était pas chef d'Etat, et indépendamment du débat de philosophie juridique - intéressant par ailleurs - sur le statut étatique du Vatican, il serait normal qu'il soit reçu, vu son influence et son rôle. N'avons-nous pas souhaité que le Dalaï-lama soit reçu par le président de la République ? N'avons nous pas regretté sa frilosité en la comparant à la détermination de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui, elle, avait reçu le leader bouddhiste tibétain ? On ironisera avec raison sur le fait que les religions sont importantes pour Sarkosy, mais moins que les marchés et les contrats chinois quand même ! Nicolas Sarkosy, sur ce sujet là comme sur des autres n'est pas un adepte du "ne varietur", malgré ses rodomontades

Normal donc de recevoir le Pape, mais pourquoi en faire autant ? D'autant que le petit Nicolas détestant le conflit et étant capable de dire le lendemain le contraire de de ce qu'il a dit la veille, le Vatican risque d'être déçu s'il prend pour argent comptant tout ce que dit l'agité de l'Elysée. Les français payent chaque jour pour le savoir...

Vincent Cabanel

(lire le billet d'Isabelle de Gaulmyn sur la petite scène en salle de presse du Vatican : "Et Carla ? elle y sera au moins ?" je trouve ça rigolo)

10.09.2008

Le Pape, la Vierge et le Chanoine

Chez_Gudule.JPGEn face de "Chez Gudule" sur le boulevard Picpus, il y a, sur un bâtiment appartenant au diocèse de Paris, de grandes banderoles annonçant depuis plusieurs semaines la venue du Pape. En dessous, c'est rigolo, une pub pour une voiture qui n'est pas la papamobile.BenoitXVI_Paris_sept08_02.JPG
Benoit XVI arrive en France vendredi 12 septembre pour un long week-end. Deux jours à Paris puis deux jours à Lourdes. L'occasion officielle de cette première visite de Benoit XVI en France est le 150ème anniversaire des "apparitions" de la Vierge à Bernadette Soubirous, à  Lourdes, bourgade pyrénéenne, devenue depuis la capitale de l'hotellerie française.
Mais en fait qui se soucie réellement de ce que l'évêque de Rome (1) va dire de la bergère occitane et pauvre (aurait-elle été fichée sur Edvige ? sans doute : elle a pas mal troublé l'ordre public et écclésiastique à l'époque et elle avait un peu plus de 14 ans - le seuil edvigéen est de 13 ans - au moment des faits, cette sauvageonne pyrénéeene) ? Personne à vrai dire, si ce n'est quelques coeurs purs et simples.

En fait tout le monde ne s'intéresse qu'à d'autres choses, plus "sérieuses".

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