25.09.2008
Les transports politiques de la pub...
La pub cherche à accrocher. pas nouveau. En circulant dans Paris, je tombe récemment sur cette affiche. Scotché, je suis. Je descends de vélo et prends la photo. Du Sarkozy dans le texte sur le panneau, pour faire vendre ! C'était du pur Sarko en campagne présidentielle, vous savez bien, vous rappelez, quand il braconnait sans vergogne les terres du Front National pour chiper les électeurs de Le Pen. "La France, on l'aime ... ou on la quitte". Traduisez : "La France, nous allons en vider (expulser) ceux que vous n'aimez pas, chers électeurs xénophobes et peureux".
Politiquement cela a donne le nom d'un nouveau ministère : le ministère de l'Identité nationale. Nom nauséabond. Simone Veil avait exprimé ses réticences fortes devant cette façon d'user d'une appellation. C'est la façon d'en user qui est nauséabonde et qui rappelle le régime honni de Vichy. J'aime la France, j'aime ce pays, j'ai toujours le coeur qui bat différemment devant nos grands symboles, quand je traverse la place de la Bastille, quand les statues de Louis IX et de Philippe Auguste m'accueillent quand je viens de Vincennes avant d'accéder à la place de la Nation, quand je suis devant le mur des fédérés, au père Lachaise...
Mais ça ! La pub récupère donc ce slogan pour vendre du tourisme.
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16.09.2008
Laïcité positive : jeu de bonneteau à l'Elysée.
Palais de l'Elysée, vendredi 12 septembre 2008. Réception officielle du pape Benoît XVI par le président Sarkozy.
Les deux discours se suivent. Allons-nous en savoir davantage sur les suites de ce fameux discours du Latran (20 décembre 2007) ?
Oui et non.
Laïcité positive : l'expression a été reprise par Benoît XVI, une fois. Nicolas Sarkozy ne s'est pas retenu : il a employé l'expression 4 fois.
Un lien explicite a été fait avec une autre expression dont les commentateurs ont peu parlé : "les racines chrétiennes de la France". Cette expression est problématique et je m'en expliquerai.
Si le discours de Benoît XVI a été celui d'un fin politique, celui du chanoinesque boute-feu du Latran aurait pu être prononcé par un évêque président de conférence épiscopale, par un mauvais professeur d'histoire ou par un étudiant bûchant laborieusement un devoir de philo. mais certainement pas par un président de la République Française.
On l'aura compris : je ne pense pas que le discours de Paris vienne rattraper un peu le discours de Latran. Nicolas Sarkozy nous conduit dangereusement vers un communautarisme qu'il construit et alimente lui-même, tout seul, comme un grand, et vers la chimère d'une religion civile qu'il rêverait de faire surgir des ruines de la laïcité qu'il continue à détruire par sa pratique. Je suis convaincu que la société française résistera à cette entreprise sarkozyste de démolition. Je pense et j'espère de tout mon coeur que Sarkozy ira à l'échec.
Comme les racines... du problème sont complexes, j'ai consacré une note particulière pour chacun des deux discours. Bien que Benoît XVI ait parlé en second (question de protocole), il vaut mieux lire d'abord la note que je consacre à son discours avant celle sur celui de Sarkozy.
Pour conclure provisoirement sur cet épisode élyséen ...
Autant Benoît XVI sait quelle fonction est la sienne, ce qu'il dit et ce qu'il veut, autant Sarkozy mélange les genres, manie la dynamite et navigue sans boussole. A eux deux, ils nous ont joué une fort belle partie de bonneteau. Nous saurons plus tard qui était le manipulateur, qui était le complice et qui étaient les dupes... Allez ! un bon point à Nicolas quand même : "il" a résisté à la tentation de consulter son mobile... on nous l'a changé, ce n'est plus SMS mais SNS (Saint Nicoals Sarkozy).
Vincent Cabanel
11:58 Publié dans Europe, Laïcité, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, laïcité, benoît xvi, religion, catholicisme, pape, élysée
Sarkozy prêche devant le Pape à l'Elysée
(Discours de N.Sarkozy - Accueil du pape - Elysée - 12 sept 2008)
Après la subtilité et la finesse du discours pontifical, la lecture de l'intervention de Nicolas Sarkozy (qui a parlé le premier) procure un certain repos intellectuel, mais surtout l'agacement de voir un cancre persister dans des erreurs qui lui furent indiquées, parfois la franche hilarité et souvent l'effarement devant les énormités prodiguées.
Commençons : qui parle avec ces mots ?
"Ils sont le visage d’une Eglise de France diverse, moderne, qui veut mettre toute son énergie au service de sa foi."
Eh bien ce thuriféraire de l'Eglise de France n'est autre que le vingt-troisième président de la République Française.
Et de présenter au Pape l'auditoire qui est rassemblé dans la salle des fêtes de l'Elysée par catégorie d'opinions religieuses, alors que lui-même, Président d'une République laïque (article 1er dela Constitution) n'a pas , ès qualités à en connaître. Il nomme ainsi successivement :
- les catholiques
- les représentants des autres religions et traditions philosophiques
- beaucoup de français agnostiques ou non-croyants
1./ "Je veux ... adresser aux catholiques de France tous mes voeux ..."
"J’ai souhaité que soient présents dans cette salle un certain nombre d’entre eux..."
2./ "Sont également présents dans cette salle, et je les en remercie, les représentants des autres religions et traditions philosophiques,
3./ et beaucoup de Français agnostiques ou non croyants, eux aussi engagés pour le bien commun."
Edvige est déjà passée par là ? Comment se fait-il que le Président présente ainsi une assemblée de françaises et de français à un leader religieux ? Il n'est pas président de la Conférence des Evêques de France, que je sache ? Procéder ainsi, c'est créer soi-même le communautarisme. Pour mieux en dénoncer les dangers après ? Sarkozy n'a jamais été à une contradiction près, mais quand même...
A quatre reprises, Nicolas Sarkozy martèle l'expression "laïcité positive".
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Le discours de Benoît XVI à l'Elysée
(cf. texte du discours : source : La Croix)
A elle seule, l'expression "les racines chrétiennes de la France" fait problème. Elle peut s'entendre en deux sens. Le premier est acceptable : il s'agirait de dire : "Parmi les racines de la France, il y a des racines chrétiennes.". Très bien, même si l'expression "racines chrétiennes" ressemble un peu à une expression-valise dans laquelle chacun va mettre ce qui l'arrange (j'y reviendrai dans une prochaine note). Le second sens est inacceptable : il consisterait à dire "ce qui fait l'essence de la France, son identité, ce sont ses racines chrétiennes." Cette seconde acception est-elle celle à laquelle pensait Nicolas Sarkozy le 20 décembre 2007 au Latran ? En tout cas, c'est bien cela qu'a compris Benoît XVI et c'est dans ce sens qu'il l'a réemploie. Après les phrases introductives d'usage, son propos commence précisément par cette phrase, qui sert de point d'appui au reste du discours :
"Lors de votre visite à Rome, Monsieur le Président, vous avez rappelé que les racines de la France - comme celles de l'Europe - sont chrétiennes."
(c'est moi qui souligne - n'oublions pas que ce sont les premiers mots du premier des onze discours de Benoît XVI en France).
11:08 Publié dans Europe, Laïcité, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, laïcité, benoît xvi, religion, catholicisme, pape, élysée
15.09.2008
Rions un peu avec les statistiques du Figaro
Le Figaro a une façon bien à lui de présenter les statistiques. Il s'agit de l'évolution du nombre des prêtres présents en France de 1996 à 2006. En s'appuyant sur les mêmes sources que les miennes (cf. ma note du 11 sept.2008), il trace une courbe sensiblement différente. Oh très peu... juste la fin. Voyez : à gauche, ma courbe, à droite, celle du Figaro (15 sept. 2008). La différence ? Le petit redressement qu'indique Le Figaro : eh oui, il y aurait un début de remontée de la courbe, histoire de ne pas désespérer les foules ... Comme c'est en plein dans un dossier "spécial visite du Pape" et que l'article dans lequel est inséré cette courbe parle de l'appel aux vocations lancé par Benoît XVI, ce petit déhanchement de la courbe suggère habilement que ça va sûrement aller mieux maintenant, nous avons touché le fond et l'appel pétrinien (venant du successeur de Pierre) va nous remonter tout ça vite fait, bien fait.
C'est curieux, ces chansons du début des années 80 qui reviennent à la mode : le même refrain était chanté quand Jean-Paul II était venu pour la première fois en France.
Nota bene : pour bien lire : les échelles des axes ne sont pas les mêmes. la courbe du Figaro démarre dès 1990, la mienne seulement en 1996. mais le chiffre final de 20 523 est strictement le même.
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14.09.2008
Rachida, la Vierge et le Journaliste : de l'inculture religieuse en France et de ses méfaits
Très amusant commentaire du télégramme de Brest sur leur site (cf article)
"Depuis qu’il est chanoine de Saint-Jean de Latran, Nicolas est pris d’agitations apostoliques. Il voulait faire venir le pape au Mont-Saint-Michel où il avait démarré sa campagne présidentielle. Mais l’ascension aurait été trop fatigante pour l’octogénaire. L’idée fut donc retoquée. Bref, notre chef de l’État voulait se mettre en quatre pour l’homme en blanc. Il faut dire que depuis qu’il a rencontré Carla, Nicolas Sarkozy croit aux miracles. Il s’en passe des choses surnaturelles au gouvernement. Rachida Dati tombe enceinte sans qu’on lui connaisse de fiancé. Serait-ce l’immaculée conception ? Bernard Tapie multiplie les millions comme les pains. Patrick Devedjian est sauvé des eaux après avoir failli faire couler l’UMP. Et sous l’impulsion de Sarko président de l’Union européenne, la Russie promet de se retirer de Géorgie telle la mer devant Moïse... Bref, 150 ans après les apparitions de la grotte de Lourdes, on peut dire que le miracle se poursuit. Mais à l’Élysée cette foi !"
Eh oui, qui est le père de l'enfant de Rachida Dati ? Cette question, dont je me fiche royalement, amène néanmoins la quasi totalité de la presse à ironiser sur la Garde des Sceaux, surnommée - jusque dans les couloirs de l'Elysée, selon la rumeur - l'Immaculée Conception. Très amusant, d'autant que ça coincide avec ce pélerinage du pape à Lourdes pour le 150ème anniversaiire des "apparitions de la Vierge" à Lourdes. La petite Bernadette Soubirous, après bien des pressions, a fini un jour par dire que "la Dame" (qu'elle nommait d'abord "Aquero", soit en occitan : cela) lui aurait dit "Je suis l'Immaculée Conception" (1) . Le dogme de l'Immaculée Conception vient d'être proclamé 4 ans auparavant à Rome, ex cathedra, par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854. Ce dogme est une des rares occasions où l'infaillibilité pontificale est engagée clairement.
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12.09.2008
Le cours magistral de Benoit XVI aux Bernardins
En accueillant le pape au collège des Bernardins, le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, a rappelé un livre de Joseph Ratzinger, alors professeur de théologie à l'université de Tübingen, paru voici juste 40 ans en 1968. Ce livre "Einführung in das Christentum" (Introduction au christianisme, paru en français sous le titre : Foi chrétienne hier et aujourd'hui) fut le premier livre de théologie que je lus. J'avais déjà beaucoup lu la Bible, des articles d'exégètes et d'historiens. Mais le premier ouvrage vraiment théologique que je lus fut celui-là.
Encore aujourd'hui il s'avère une excellente présentation de la foi chrétienne.
Mais dans l'oeuvre de J.Ratzinger - devenu aujourd'hui Benoit XVI - ce livre se situe à une date charnière : 1968 est l'année des révoltes étudiantes en Occident. Et l'ancien conseiller du cardinal Frings au Concile Vatican II, qui passait alors pour un théologien ouvert à l'aggiornamento de l'Eglise, à l'ouverture, va se mettre à penser aux risques des bouleversements que le Concile a mis en branle ou "validés".
Et du coup, c'est le relativisme qui va devenir l'ennemi majeur du théologien Ratzinger. Théologien qu'il restera et qu'il reste.
Curieusement, Nicolas Sarkosy et Benoît XVI, pour des raisons diamétralement opposées se rejoignent dans l'exécration de mai 1968.
Ceci dit, je ne pense pas que Nicolas Sarkosy aurait compris grand chose au magistral cours de théologie que Benoit XVI vient de dispenser au quartier latin, remontant aux structures du monachisme occidental pour arriver aux conditions de viabilité de la culture, en passant par une longue réflexion sur la parole, l'interpréttion de la Bible, le travail de la raison et la fonction du lien. Superbe intervention de très haute volée, qui mérite lecture. ne serait-ce que pour éviter de réduire Benoit XVI à une caricature. La question qui se pose néanmoins toujours, au vu de la pratique du cardinal Ratzinger comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, de celle du cardinal Lustiger vis à vis des lieux théolgiques comme l'Institut Catholique de Paris, de celle de Jean-Paul II et de Benoit XVI qui ont "fermés" de manière autoritaire d'importants débats doctrinaux, la question donc, est celle des moyens que les hautes autorités catholiques mettront ou ne mettront pas en oeuvre pour permettre une respiration intellectuelle et théologique ouverte et dialogante, inspirée et libre, au sein de l'Eglise catholique.
Vincent Cabanel
19:01 Publié dans Europe, Histoire, Laïcité, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, religion, église catholique
Sarko à Orly pour Benoît XVI : la gourmandise est un vilain défaut !
C'est comme ça ! Il ne peut pas s'empêcher d'en faire trop, Sarko. C'est un gamin capricieux et gourmand que notre président. Il sera donc à Orly tout à l'heure pour accueillir le pape. Rien ne l'y oblige. Le protocole habituel indique même le contraire : c'est au Premier ministre qu'il revient d'habitude d'aller accueillir à l'aéroport, le Président accueille à l'Elysée. Se déplacer à l'aéroport avec son épouse est donc une marque supplémentaire d'honneur que Nicolas Sarkosy offre à son invité. Un symbole de plus; et la politique est faite avant tout de symboles. Les observateurs du Vatican ne s'y trompent pas. Ainsi le père Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, dont les propos sont rapportés par l'agence d'information catholique Zenit :
Le père Lombardi précise que le président Sarkozy sera à l'aéroport pour recevoir le pape. Un fait inhabituel, a-t-il souligné, sachant que le protocole veut en général qu'un chef de l'Etat soit accueilli par le premier ministre et que le président l'attende dans sa résidence officielle, à l'Elysée, pour la cérémonie d'accueil. Le porte-parole du Saint-Siège affirme que cet accueil aura un caractère privé, autrement dit aucun discours ne sera prononcé. Peu après aura lieu la cérémonie officielle de bienvenue à l'Elysée, précédée d'une rencontre privée entre l'évêque de Rome et le président français.
La même agence en ligne Zenit indique que dans cette phase officielle de la visite, à l'Elysée, le pape va sans doute s'exprimer sur la question de la laïcité en France, et de titrer : "les paroles du pape sur la laïcité sont très attendues".
Selon le père Lombardi, le pape pourrait évoquer le discours prononcé par le président Nicolas Sarkozy le 20 décembre dernier, en la Basilique Saint-Jean-de-Latran, et dans lequel ce dernier parlait de « laïcité positive ».« La laïcité ne saurait être la négation du passé. Elle n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes », avait affirmé le président français à cette occasion.
Comme le disait un correspondant de Radio France à Rome : le Vatican a reçu 5 sur 5 le discours du Latran prononcé par le président français, mais depuis il attend les résultats et n'a rien vu venir.
Sarko en rajoute donc une louche : histoire de bien faire voir qu'il veut être présent sur le dossier. Les religions, c'est important pour lui dans son action. Bien évidemment, il est normal que le Président reçoive le Pape, principal responsable de l'Eglise catholique. Ne nous abritons derrière l'argument spécieux du statut de chef d'Etat du Pape ; même si le Pape n'était pas chef d'Etat, et indépendamment du débat de philosophie juridique - intéressant par ailleurs - sur le statut étatique du Vatican, il serait normal qu'il soit reçu, vu son influence et son rôle. N'avons-nous pas souhaité que le Dalaï-lama soit reçu par le président de la République ? N'avons nous pas regretté sa frilosité en la comparant à la détermination de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui, elle, avait reçu le leader bouddhiste tibétain ? On ironisera avec raison sur le fait que les religions sont importantes pour Sarkosy, mais moins que les marchés et les contrats chinois quand même ! Nicolas Sarkosy, sur ce sujet là comme sur des autres n'est pas un adepte du "ne varietur", malgré ses rodomontades
Normal donc de recevoir le Pape, mais pourquoi en faire autant ? D'autant que le petit Nicolas détestant le conflit et étant capable de dire le lendemain le contraire de de ce qu'il a dit la veille, le Vatican risque d'être déçu s'il prend pour argent comptant tout ce que dit l'agité de l'Elysée. Les français payent chaque jour pour le savoir...
Vincent Cabanel
(lire le billet d'Isabelle de Gaulmyn sur la petite scène en salle de presse du Vatican : "Et Carla ? elle y sera au moins ?" je trouve ça rigolo)
09:55 Publié dans Laïcité, medias, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benoit xvi, pape, religion, laicité, christianisme, sarkosy, lourdes
11.09.2008
Souvenirs, souvenirs
Benoît XVI arrive à Paris demain.
La première visite de Jean-Paul II en France date du 30 mai 1980. A l'époque, c'était la première visite d'un pape à Paris depuis Pie VII, "invité" forcé de Napoléon Ier, au début du XIX° siècle (captif en fait !) ....
"Libé" (Libération) était à l'époque un journal plus caustique ainsi qu'en témoigne sa Une de l'époque. En bas, une pastille ronde invitait le lecteur en ces termes: "Sentez ici; le journal est en odeur de Sainteté : toutes ses pages sont parfumées à l'encens."
19:47 Publié dans Histoire, Laïcité, medias, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, religion, église catholique
Misère du clergé français
Le Vatican est inquiet sur l'état de l'Eglise catholique en France. Il y a de quoi.
Le nombre de prêtres présents en France est passé de 27 781 en 1996 à 20 523 en 2066. (1)
Soit en 10 ans une baisse de 25 % des effectifs totaux du clergé présent en France !
Ces chiffres incluent les diocésains et les religieux, ainsi que les prêtres étrangers présents en France (polonais, pays d'Afrique francophone, ....)
Ils n'incluent pas les prêtres en mission à l'étranger.
En 1996, les effectifs étaient pourtant loin d'être satisfaisants : ......
10:29 Publié dans Histoire, Laïcité, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, religion, prêtres, église catholique







